Jeune marque brestoise de vêtements pour femmes, Mayway a été fondée par Morgane Dennielou. Au départ imaginés pour convenir aux femmes souffrant de problèmes de peau, les vêtements éco-responsables de Mayway plaisent à un public plus large et correspondent à une tendance qui a le vent en poupe : acheter du beau et du bon pour soi et la planète. 

Après avoir passé 10 ans à travailler dans le secteur bancaire, l'envie d'entreprendre dans un métier créatif l'a rattrapée. Et aussi l'envie de transcender une histoire personnelle. "Depuis l'enfance, je souffre de problèmes de peaux graves et je sais combien la qualité de vie peut être dégradée quand on a des allergies ou des problèmes cutanés. En créant Mayway, mon projet était de proposer une ligne de vêtements confortables et respectueux de la planète et de la peau", raconte Morgane Dennielou, fondatrice de Mayway.

Cette bosseuse, diplômée d'une école de commerce, a d'abord appris à utiliser une machine à coudre et à bâtir un patron. Puis, afin de se familiariser avec le milieu du textile, elle a écumé les salons professionnels spécialisés. "J'étais à la recherche de façonniers, de fournisseurs. J'avais une idée précise en tête." A savoir des vêtements sans étiquettes et sans coutures susceptibles d'irriter la peau et de créer des allergies. Surtout, la Finistérienne voulait que ses vêtements soient réalisés à partir de coton GOTS, c'est-à-dire Global Organic Textile Standard, une référence mondiale. "Du coton biologique, sans intrants chimiques, sans pesticides. Cela donne du coton plus souple et hypoallergénique."

Une marque brestoise, à l'opposé de la fast fashion

Après trois ans de travail et un crowdfunding réussi début 2018, la marque brestoise a pris son envol. Au départ pensée pour des femmes souffrant de problèmes de peau, la gamme de vêtements touche une clientèle plus large : des femmes qui ont tourné le dos à la fast fashion, consciences de l'impact écologique que peut avoir la mode, et qui ont envie de porter des vêtements confortables "made in France et made in Europe". 

Une seconde gamme, baptisée Skin, devrait sortir au cours de l'été. "Elle sera davantage destinés aux revendeurs du domaine médical." Notamment fabriquée à base de modal (fibre issue du bois de hêtre) et de seacell (à base de pulpe de bois et de poudre d'algues, cette matière a pour particularité de favoriser le soin de la peau), "cette gamme sera plus près du corps et se composera de sous-vêtements et d'accessoires comme des coudières à genouillères pour protéger les zones sensibles aux frottements", résume Morgane Dennielou, qui confie à présent le dessin des modèles à une styliste brestoise

Crédit photo : Simon Cohen

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